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C’est une arthrose des articulations
de la base du pouce. L’arthrose est une usure progressive
du cartilage articulaire. Cette arthrose touche l’articulation
trapézo-métacarpienne, qui est une articulation
très mobile, permettant au pouce de se placer
dans les trois plans de l’espace. Les mouvements générés
sont l’opposition et les différentes pinces
avec les autres doigts. Cette arthrose peut être primitive
ou, plus rarement, post-traumatique. Cette affection
touche souvent les femmes à la cinquantaine.
Plusieurs facteurs sont mis en cause, mais aucun n’est
certain (ménopause, héréditaire,
…). Les gestes répétitifs professionnels
ou autres sont incriminés, surtout sur un terrain
prédisposé.
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Cette affection se manifeste par
des douleurs, plutôt mécaniques, à la
base du pouce. Elle évolue par crises. Elle
s’accompagne d’une diminution de la force et elle
devient progressivement invalidante. L’arthrose de
la base du pouce conduit progressivement à
la fermeture de la première commissure et,
par conséquent, à la déformation
classique en Z. Il faut signaler que cette affection
est parfois bien tolérée, sans parallélisme
entre la douleur et les lésions de destruction
articulaire. Le diagnostic est à la fois clinique
et radiologique. Cliniquement, la mobilité
est réduite avec sensation de craquement avec
diminution de force. La radiographie confirme le diagnostic.
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Le traitement est initialement médical,
basé sur des anti-inflammatoires, antalgiques,
avec la mise en place d’une attelle de repos. Ce n’est
qu’à l’échec de ce traitement qu’on
propose une intervention chirurgicale. Il existe plusieurs
techniques chirurgicales. Le choix est basé
sur le stade d’évolution. La section simple
des tendons surnuméraires à la base
du pouce, pour soulager la douleur, est utile dans
les stades de début, mais elle n’agit pas sur
l’évolution de la maladie. La plupart des interventions
agissent sur l’articulation trapézo-métacarpienne.
Il peut s’agir soit de l’ablation simple du trapèze
avec ou sans stabilisation articulaire, soit d’un
remplacement par prothèse de cette articulation.
Toutes les interventions sont réalisées
sous anesthésies loco-régionales avec
une courte hospitalisation. Souvent, il y a une immobilisation
par attelle ou plâtre en post-opératoire.
La rééducation, ensuite, est habituellement
bénéfique
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Elles sont toujours possibles. L’algodystrophie
est en premier lieu, elle demande des mois de traitement
avec, parfois, des séquelles. L ‘infection,
bien que rare, est toujours possible, comme dans tout
acte chirurgical. La luxation, l’usure et le descellement,
dans le cas de la chirurgie prothétique, sont
possibles et peuvent nécessiter une deuxième
intervention.
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