Les blocs périphériques sont
fréquemment utilisés mais leur technique est
mal connue des patients qui peuvent exprimer une certaine
réticence à leur égard. Une explication
claire au cour de la consultation anesthésique permet
toutefois de faire adhérer beaucoup de patients.
Chaque étape de la réalisation sera décrite.
Le patient sera conscient lors de la réalisation
du bloc afin d’éviter les risques d’une ponction
ou d’une injection intra-neurale. Les principes de la neurostimulation
seront précisés. Cette technique pouvant être
source d’inconfort du fait des mouvements induits par le
neuro-stimulateur.
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Les
avantages que procurent les blocs périphériques
en terme d’analgésie post-opératoire facilite
l’acceptation de la technique par les patients. Ils seront
informés qu’une anesthésie générale
peut être requise en cas d’échec et que d’autre part
le confort per-opératoire pourra être amélioré
par une sédation complèmentaire. Il est classique
d’éviter l’anesthésie loco-régionale
chez les patients qui en réfutent le principe, mais
également chez les sujets pusillanimes ou souffrant
de troubles psychiatriques.
La préparation du patient est identique à
celle habituellement réalisée pour une anesthésie
générale. Le patient est acheminé au
bloc opératoire après une prémédication
à visée anxiolytique. Une voie veineuse périphérique
de sécurité, destinée à un éventuelle
geste thérapeutique d’urgence est mise en place.
Cette voie peut également servir pour sédater
le patient pendant la réalisation du bloc notamment
lorsqu’il existe une fracture sur le membre à opérer.
Les complications de cette technique restent exceptionnelles
(hématome au point de ponction, lésion neurologique,
injection intra-vasculaire, ponction artérielle avec
spasme ou thrombose). Le recours à la neurostimulation
contribut à diminuer le risque de traumatisme ainsi
que le nombre d’échec.
Le choix des anesthésiques locaux tiendra compte
de la nécessité ou non d’obtenir un bloc moteur,
de la durée de l’intervention et de leur toxicité.
La durée du bloc peut varier de 1h à 10h en
fonction de l’anesthésique local choisi et de l’association
ou non d’adjuvant.
La mise en place d’un cathéter permet si cela est
nécessaire d’obtenir une analgésie post-opératoire
de plus de 48h. L’installation du bloc proprement dit varie
de 5 à 20 mm et se traduit par l’apparition de paresthésies
au bout des doigts et l’obtention d’un bloc moteur complet.
Dès la levée du bloc le relais de l’analgésie
est débutée par l’administration per os ou
intraveineuse d’analgésiques périphériques
tels que paracétamol (Efferalgan ou dafalgan) par
exemple.