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Les kystes synoviaux appelés
"ganglions" par les anglo-saxons sont les plus fréquentes
des tumeurs de la main. Il s'agit de formations fibreuses
bénignes contenant un liquide visqueux, gélatineux,
communiquant le plus souvent avec une articulation
sous-jacente. Leurs dimensions sont variables pouvant
aller de quelques millimètres à 4 ou
5 centimètres de diamètre.
Les traumatismes et microtraumatismes répétés
peuvent jouer un rôle dans la formation de ce type
de kyste qui apparaît plus fréquemment chez
le sujet jeune et dans le sexe féminin. Cependant,
ils sont loin d'être constamment retrouvés.
Sur le plan histologique, ils correspondent en fait
à une dégénérescence liquidienne
bénigne du collagène des tissus para-articulaires
et para-tendineux. Les localisations possibles des
kystes synoviaux sont très nombreuses et peuvent
se voir aussi bien au membre supérieur qu'au
membre inférieur et même au niveau de la colonne
vertébrale. Le poignet et les articulations
du carpe sont les sièges les plus fréquents
de développement des kystes synoviaux. Ils
sont alors situés plus fréquemment sur
la face dorsale que sur la face palmaire. A la main,
ils sont le plus souvent situés le long des
tendons fléchisseurs à la base des doigts.
On y rattache les kystes mucoïdes situés à
la face dorsale des doigts en regard de la troisième
phalange et qui constituent le plus souvent une complication
de l'arthrose.
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Il s'agit d'une tuméfaction
élastique et lisse souvent indolore. Lorsqu'elle
est située à la face dorsale du poignet,
elle s'accentue dans les mouvements de flexion et
prend alors un caractère inesthétique.
Plus rarement, le kyste peut être à l'origine
de douleurs lors des mouvements forcés de flexion
et d'extension. Parmi les examens complémentaires,
seule la radiographie standard du poignet est nécessaire
pour éliminer une pathologie sous-jacente.
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En l'absence de gène fonctionnelle,
l'abstention thérapeutique est fréquente,
d'autant qu'un certain nombre de ces kystes disparaissent
spontanément. Cependant, en cas de kyste douloureux,
volumineux, limitant la fonction ou pour des raisons
esthétiques, un traitement peut être proposé.
La ponction
:
elle est faite sous anesthésie locale et doit
être suivie d'une injection de produit sclérosant
ou de corticoïdes. Le taux de récidive est
important, environ 50%, mais ce traitement est justifié
devant le caractère relativement incertain
du traitement chirurgical.
Le traitement
chirurgical :
il consiste à enlever toute la poche kystique
ainsi qu'une collerette de capsule articulaire en
profondeur pour limiter le risque de récidive.
L'intervention peut être faite en chirurgie ambulatoire
sous anesthésie loco-régionale.
En post-opératoire, une immobilisation du poignet
peut parfois être conseillée pendant 10 jours.
Une rééducation est le plus souvent
nécessaire pour récupérer les
mouvements de flexion-extension du poignet. Ce traitement
a pour inconvénient d'entraîner, notamment
chez le travailleur manuel, un arrêt de travail relativement
prolongé; Le risque de récidive n'est
pas nul (environ 5%), de même que la possibilité
de voir persister une légère limitation
des mouvements de flexion-extension du poignet.
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Devant l'incertitude du résultat
et la possibilité de récidive, il nous
semble qu'une intervention chirurgicale ne doit être
décidée que devant une gène fonctionnelle
authentique ou un préjudice esthétique
notable.
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